Roland-Garros: Le récap du début du championnat

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Ouverture de Roland-Garros 2021 : « Une impression de renouveau »

L’Open de France de tennis a ouvert ses portes au public dimanche à Paris. Avec ses équipements flambant neufs, le site de la porte d’Auteuil dégage une sensation de retour à la normale, et ce malgré les nombreux protocoles sanitaires à respecter.

Le monde français du tennis a retrouvé le chemin de son pèlerinage annuel. En cette chaude matinée du dimanche 30 mai, les files s’allongent à la porte d’Auteuil pour pouvoir accéder au saint des saints : l’enceinte de Roland Garros où se déroule le tournoi parisien du Grand Chelem.

Dans les files d’attente, hôtes et hôtesses s’attachent à faire respecter le protocole sanitaire : masques sur la bouche et le nez, distanciation sociale et gels hydroalcooliques distribués. Le respect de ces consignes est l’une des conditions sine qua non au bon déroulement du tournoi, premier événement sportif en France à accueillir du public en 2021. Roland-Garros est lancé.

Roland-Garros: Grigor Dimitrov, touché au dos, abandonne

Le Bulgare Grigor Dimitrov avait le match en main face à l’Américain Marcos Giron avant d’abandonner dans le quatrième set au premier tour de Roland-Garros (2-6, 4-6, 7-5, 3-0, ab.), touché dans le bas du dos.

Cruelle entrée à Roland-Garros pour le Bulgare Grigor Dimitrov. Alors qu’il maîtrisait totalement le match et se dirigeait vers une victoire sans souci, menant deux manches à rien et 5-1 dans le troisième set, Dimitrov a soudain ressenti une gêne dans le bas du dos.

Il a tout de même essayé de conclure le match, sans y parvenir. Malgré un temps-mort médical et une manipulation à 5-6 dans le troisième set, la tête de série n°16 du tournoi ne parvenait plus vraiment à servir ni à accélérer et jetait l’éponge à 0-3 dans le quatrième set, après neuf jeux consécutifs perdus (2-6, 4-6, 7-5, 3-0, ab.).

Roland-Garros: À Paris, la Rennaise Clara Burel ne répète pas son exploit

Sensation française de l’édition 2020, en atteignant le troisième tour à 19 ans, Clara Burel a été sortie dès le premier dimanche de Roland-Garros cette année. La Rennaise n’a pas démérité et a livré un vrai combat (6-3, 7-6 [8] en 2 h 11’) à la Monténégrine Danka Kovinic (n°62).

Si près, si loin, Clara Burel. Avec Hugo Gaston, la Rennaise avait été la sensation de l’édition 2020 en allant au troisième tour. Moins de huit mois plus tard, la joueuse de 20 ans a gagné 268 places au classement WTA (de la 414e à la 146e) mais a vu sa deuxième aventure parisienne prendre fin dès le premier dimanche du tournoi.

Sur un court Simonne-Mathieu inondé de soleil, la Bretonne aura alterné le chaud et le froid, avec de très belles envolées en coup droit, en amortie et en contre, mais aussi trop de fautes directes et de moments d’absence. En face, il y avait une sacrée cliente. Le nom de Danka Kovinic ne vous dit sûrement rien. Mais la Monténégrine a réalisé une très belle saison sur terre battue, avec notamment une demi-finale sur un WTA 250, puis une finale sur un WTA 500 en battant Kvitova, Putintseva et Jabeur, à chaque fois à Charleston.

Sa frappe de balle sèche a fait mal à Clara Burel, de nouveau invitée par l’organisation et vite menée 4-1 en vingt minutes. Comme une illustration de son match, la Française avait débuté la partie par trois coups de canon, avant un enchaînement de fautes directes qui l’avaient privée du premier jeu. Son caractère bien trempé lui a encore permis de revenir dans la partie (3-4), en arrondissant ses frappes et en choisissant mieux ses moments pour agresser son adversaire.

Cela n’a pas suffi pour enlever la première manche (3-6). L’intensité est montée d’un cran par la suite, les échanges ont davantage duré et Clara Burel s’est retrouvée en position d’aller chercher une manche décisive (5-3) en multipliant les coups gagnants. Dans cette entreprise, le petit millier de spectateurs réuni dans les tribunes a joué son rôle.

Roland-Garros: « C’est peut-être mon dernier Roland-Garros », confie Richard Gasquet

À quelques heures de disputer son 18e tournoi de Roland-Garros, Richard Gasquet a confié que ces Internationaux de France de tennis pourraient êtare les derniers pour le Français.

Richard Gasquet s’apprête à jouer son 18e tournoi de Roland-Garros depuis ses débuts en 2002, mais samedi, il a reconnu qu’à quasiment 35 ans (il les aura le 18 juin), cette édition était « peut-être la dernière », pour lui comme pour certains de ses collègues Mousquetaires.2021.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce Roland-Garros ?

« Je suis heureux d’être là, d’avoir pu jouer quelques matchs avant et de pouvoir jouer ce tournoi. Ça fait longtemps que je le joue, je ne vais pas le jouer encore énormément de fois. Je ne sais pas si c’est la dernière, s’il y en aura encore une l’année prochaine. Je suis donc tout simplement heureux d’être ici et d’avoir la chance de jouer un autre match dans ce magnifique stade. »

Avec Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Gaël Monfils, vous êtes désormais plus proches de la fin de carrière que du début, comment le vivez-vous ?

« Je suis heureux d’être toujours là. Gilles a 37 ans (il les aura en décembre, ndlr), Jo en a 36… Dans le sport de très haut niveau, il n’y a pas cinquante mecs qui jouent à cet âge-là. Nadal (35 ans jeudi) et Federer (40 ans en août) sont des extra-terrestres. A aucun moment on ne se compare pas à eux, personne ne peut se comparer à eux. Donc on est déjà très fiers d’être encore là à 35-36 ans et c’est pour ça que j’ai envie d’en profiter, de me faire plaisir sur ce tournoi. Je sais que ça peut bientôt s’arrêter. Que ce soit moi ou les autres, on ne va pas en jouer encore beaucoup. Gaël (35 ans en septembre, ndlr) n’est pas dans la même situation que nous. Il a plus d’années que nous à jouer. Quand j’étais jeune et que je voyais dans les tableaux des plus de 35 ans, ça m’a toujours fait rigoler et là je vais y passer… ça me paraît incroyable. On va essayer de faire le maximum encore un peu mais on sait qu’on n’est pas loin de la fin. C’est une génération qui va bientôt partir, ça nous fait bizarre. J’ai joué la première fois en 2002 et jamais je n’aurais pensé encore jouer un tournoi ici en 2021 donc c’est fabuleux, je suis très heureux. »

Vous quatre avez porté le tennis français pendant 15 ans, vous vous en rendez compte ?

« Il y a eu une belle génération de joueurs français… et à côté, LA plus grande génération de tous les temps avec trois joueurs incroyables. C’est sûr qu’il n’y a pas eu de Grand Chelem de gagné, mais il y a eu de très grands matchs, des joueurs dans les 10 premiers, ce qui n’est pas facile quand il y a eu les trois meilleurs joueurs de l’histoire en même temps. Donc il y a eu des choses incroyables ces 10-15 dernières années. Il y a eu la Coupe Davis, beaucoup de choses. C’est une période du tennis qui était belle pour tout le monde et maintenant on espère qu’en France il y aura une relève. En tout cas, on a envie de profiter des derniers instants et peut-être du dernier Roland-Garros, ce qui est possible. »

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