CAF: La Super Ligue africaine, Ballon-sonde ou fake news ?

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Hallucinant ! Super ligue Africaine ! Ballon-sonde ou fake news, voilà que la CAF s’inspire du projet mort-né, chapeauté par les douze clubs les plus riches d’Europe et soutenu en sous-main par la FIFA pour organiser une “Super Ligue des champions”. L’objectif étant de remplacer l’actuelle, en éliminant les représentants de nombreux pays. Une initiative révélée par des sources médiatiques égyptiennes et qui doit interpeller toutes les fédérations nationales et les clubs.

L’idée serait déjà finalisée et devrait être annoncée par l’instance du Caire au cours des prochains mois après avoir déterminé les critères de participation. Ce nouveau tournoi sous- forme de championnat de 38 journées, regroupera les 20 meilleures équipes d’Afrique, qui seront déterminées en tenant compte de l’histoire et du présent du football alors que l’infrastructure sportive est catastrophique, sinon inexistante à l’exception de quatre ou cinq pays. Et comme appât, il serait question des prix qui atteindraient 20 millions d’euros.

Comment une telle intention pourrait-elle germer dans l’esprit des nouveaux responsables du football africain, en tenant compte de « l’histoire » et du « présent » ? Vivent-ils vraiment la situation économique et sociale de notre continent ? Connaissent-ils vraiment les difficultés des clubs professionnels, notamment dans la gestion de leur propre championnat et de celle ne serait-ce que des transports où bien souvent, le périple est de 20 à 24 heures ? Les sommes astronomiques sont versées aux compagnies aériennes et donne le tournis. Une profonde réflexion s’impose.

Super Ligue Africaine: Une idée sans suite ?

En 2019 et en 2020, cette idée a été évoquée directement auprès de différents clubs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne susceptibles d’y participer. En revanche, il ne semble pas qu’une réflexion ait été clairement ouverte à la CAF sur le sujet. Une source bien informée estime que ce point n’a ainsi pas été débattu lors des réunions du Comité exécutif de la CAF.

Le 12 mars 2021, Patrice Motsepe a été élu à la tête du foot africain. Le principe d’une Super Ligue ne figurait pas dans son programme de campagne. Pas plus que dans ceux de ses trois ex-rivaux, Augustin Senghor, Ahmed Yahya et Jacques Anouma, devenus respectivement premier vice-président de la CAF, deuxième vice-président et conseiller spécial du président.

Lors des trois conférences de presse que le Sud-Africain a animé – une avant son élection et deux après – il n’a pas abordé cette idée, lui qui est pourtant le propriétaire des Mamelodi Sundowns, un club fortement concerné par une Super Ligue. « Nous devons accroître de manière significative le sponsoring pour la Ligue des champions », avait-il tout juste glissé.

Est-ce à dire que la crise de la Covid-19 a enterré la Super Ligue africaine et/ou qu’elle n’intéresserait pas les dirigeants du ballon rond continental ? Le 12 mars 2021 à Rabat, peu après l’élection de Patrice Motsepe, la Tanzanienne Barbara Gonzalez a jeté le trouble. Celle qui est la patronne du club Simba a posté ce message sur les réseaux sociaux, accompagné d’une photo avec Infantino : « Ce fut une belle rencontre avec le président de la FIFA, Gianni Infantino, en marge de #CAFElections2021. Le déploiement de la Super League africaine avec 20 clubs membres permanents est en cours. Nous avons hâte de voir @SimbaSCTanzania y participer bientôt. » Depuis, c’est silence radio sur ce projet. La Super Ligue africaine sera-t-elle la première compétition de ce genre à voir le jour dans le football de clubs ?

Il est possible que ceux qui étaient derrière l’éphémère projet européen auraient tenté de « vendre le bébé mort-né » à l’Afrique. Il est possible qu’ils aient retenu la claque que leur a infligée l’UEFA (tenue à l’écart) et la formidable mobilisation des clubs. Cette fois-ci, ils auraient associé la CAF qui pourrait servir de laboratoire. Si tel est le cas, les fédérations nationales repousseront une telle initiative sans aucune discussion. En revanche, Il leur appartient de proposer à la CAF des solutions pour améliorer les compétitions continentales existantes. Le football business est une aventure que l’Afrique, pour le moment, ne peut se permettre d’envisager.

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