Football – Fifagate : la Fifa suspend Sepp Blatter et Jérôme Valcke pour 6 ans ; Nasser al-Khelaïfi acquittéde plus

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Harte Strafen für Sepp Blatter und Jérôme Valcke (Archivbild)
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Fifagate: Les deux anciens dirigeants écopent également chacun d’une amende d’un million de francs suisses.

Nouveau coup dur pour Sepp Blatter et Jérôme Valcke. Ce mercredi, la fédération internationale (Fifa) a en effet annoncé avoir rallongé de 6 ans les suspensions de son ancien président (de 1998 à 2015) et de son ex-secrétaire général. En 2015, le premier avait déjà écopé de huit ans de cessation de toute activité liée au football. Début 2016, le second avait été limogé avant d’être puni de douze ans de suspension.

Dans les deux cas, il avait été question de malversations financières. La présidence du Suisse, aujourd’hui âgé de 85 ans, a été marquée par de nombreuses polémiques et affaires de corruption. En 2015, il avait fait l’objet d’une procédure disciplinaire, en raison d’un versement contesté de 1,8 million d’euros en 2011 à l’attention de Michel Platini (alors président de l’UEFA), pour un travail de conseiller achevé en 2002. Cette affaire, appelée « Fifagate » l’avait contraint à la démission de la présidence début juin, trois jours après sa réélection. L’ancien capitaine de l’équipe de France avait également été suspendu pour huit ans.

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Le Français Jérôme Valcke (60 ans), en poste à la Fifa de 2007 à 2015, avait pour sa part été convaincu de « voyages aux frais de la fédération internationale alors que ses séjours étaient d’ordre privé » et « tentative de vente des droits télévisés des coupes du Monde 2018 et 2022 à des tiers en les sous-évaluant », ce qui lui avait valu une peine de douze ans de suspension. Une partie des charges contre lui avaient néanmoins été abandonnées il y a un an.

Fifagate : Nasser al-Khelaïfi acquitté par la justice suisse

Le président de BeIN sports et du PSG était accusé par la justice suisse d’avoir incité Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la Fifa, à ne pas déclarer des avantages indus.

FIFA

La justice suisse a tranché ce vendredi : Nasser Al-Khelaïfi, président de BeIN sports et du PSG, est acquitté. Un verdict rendu un mois après la clôture du procès. Le dirigeant qatari était accusé d’instigation à gestion déloyale aggravée. Le parquet suisse le soupçonnait d’avoir incité Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la Fifa et principal prévenu du dossier, à ne pas déclarer des avantages indus. En l’occurrence, une villa en Sardaigne (Italie) afin de favoriser l’obtention de droits TV.

«Après quatre années d’allégations sans fondement, d’accusations fictives et d’atteintes constantes à ma réputation, la justice m’a entièrement blanchi, réagit Nasser Al-Khelaïfi après la décision prononcée ce vendredi. Le verdict d’aujourd’hui est une véritable victoire. Il confirme que j’ai toujours agi dans le respect le plus strict du droit et des procédures ».

Le parquet suisse, qui dispose de dix jours pour faire appel, avait requis 28 mois de prison à l’encontre de Nasser Al-Khelaïfi, dont 14 à 22 mois avec sursis. « Il a été acquitté sans aucune réserve. Son honneur, à supposer qu’il ait été souillé, est rétabli, confie Me Bonnant, l’un des trois conseils du Qatari. C’est un camouflet très lourd pour l’accusation. C’est une victoire de la défense, mais ici de la justice. Quand la justice est juste, la défense est heureuse. La motivation du jugement est très rigoureuse, très sérieuse. Si le parquet faisait appel, il ajouterait un échec à un échec et une humiliation à une humiliation. »

De son côté, Jérôme Valcke a également été acquitté des chefs d’accusation de gestion déloyale aggravée et de corruption active. L’ancien dirigeant de la Fifa a été reconnu coupable de «faux» et écope de 120 «jours-amende» (200 francs suisses par jour) avec sursis. Un homme d’affaire grec, Dinos Deris, a également été acquitté dans cette affaire.

Un arrangement «privé»

Pour le parquet, Jérôme Valcke avait monnayé son soutien à beIN en échange de « l’usage exclusif » d’une luxueuse villa sur la Côte d’Emeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d’euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi.

L’ancien secrétaire général de la Fifa a admis avoir sollicité l’aide du dirigeant qatari pour financer la « Villa Bianca », quelques mois avant la signature en avril 2014 d’un contrat entre beIN et l’instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux-2026 et 2030.

Mais pour les prévenus, totalement blanchis dans ce volet, ces deux épisodes n’ont « rien à voir » : ils ont l’un comme l’autre évoqué un arrangement « privé », assurant que verser des pots-de-vin n’aurait eu aucun sens puisque beIN, seul en lice, a payé un montant très élevé dont la Fifa ne s’est jamais plainte.

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