EURO 2021: L’Italie a aimé souffrir et en veut plus

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A l’image de Leonardo Bonucci ou Roberto Mancini, les Italiens ne boudent pas leur plaisir après leur qualification pour la finale de l’Euro, mardi à Londres contre l’Espagne (1-1, 4-2 t.a.b). Leur capacité à rester en vie malgré la nette domination espagnole ne fait que décupler leur bonheur. Et ils ne comptent pas s’arrêter là.

Cette Italie est éternelle ! La voilà encore une fois en finale de l’Euro, neuf ans après la claque (4-0) contre… l’Espagne. Et trois ans surtout après avoir manqué la Coupe du monde 2018. Pour y parvenir, la « Nazionale » a sorti la Roja aux tirs au but ce mardi (1-1, 4-2 t.a.b.). A l’issue d’une demi-finale où les partenaires de Giorgio Chiellini ont plié sans jamais rompre. « Les Espagnols sont très, très forts mais cette Italie est aussi grande. Elle ne lâche jamais, on n’a pas lâché un centimètre jusqu’au bout« , a salué Gianluigi Donnarumma, gardien de l’Italie, sur la Rai.

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 » LE MATCH LE PLUS DIFFICILE QUE J’AI JAMAIS JOUÉ »

Dominée techniquement et athlétiquement par la Roja, la Squadra Azzurra a souffert. Contrairement à ce qu’elle avait montré jusque-là, la sélection italienne a été privée de la possession. On l’a vu se replier sur son but. Et souffrir à relancer malgré la présence de Jorginho et Marco Verratti au cœur du jeu. « C’est le match le plus difficile que j’ai jamais joué. Compliments à l’Espagne pour ce qu’ils ont mis sur le terrain« , a reconnu Leonardo Bonucci sur la Rai.
S’il n’oublie pas de saluer ses adversaires, le défenseur de la Juve a également apprécié le comportement de son équipe. « Encore, une fois, l’Italie a montré des valeurs, du coeur, de la capacité à souffrir. C’est une joie conquise dans la souffrance, c’est encore plus beau« , savoure Bonucci. Malmenée, la tête sous l’eau, l’Italie, qui a certes profité de la maladresse des Espagnols dans le dernier geste, a en effet su tenir, se montrer réaliste avant de finalement faire parler son sang-froid lors de la séance de tirs au but. Du grand art, même si ce n’était pas forcément le plan initial. « Ils nous ont privés de la possession, ils ont pressé très fort, ils ont joué le football qu’on voulait jouer« , a reconnu Roberto Mancini, le sélectionneur italien

« RAMENER CE QUI MANQUE À L’ITALIE DEPUIS 50 ANS »

Son équipe n’a cependant aucune raison de rougir. Elle continue sa série de 33 rencontres sans défaite ! Et poursuit surtout son chemin dans cet Euro. « On savait que ce serait un match très dur car l’Espagne est la meilleure du monde en termes de possession, ils nous ont posé problème, il a fallu résister quand c’était nécessaire. Nous sommes ravis d’avoir produit ce divertissement magnifique pour le peuple italien« , se délecte encore Roberto Mancini. Le sélectionneur transalpin a toutes les raisons d’être sur un nuage. L’ancien coach de Manchester City, qui a battu en huitièmes de finale le record d’invincibilité national, datant de plus de 80 ans, a métamorphosé cette « Nazionale » depuis sa prise de fonction en 2018.
Après plusieurs années compliquées et un Mondial 2018 passé à la maison devant la télévision, l’Italie semble ainsi renaître de ses cendres, tel un phénix.
« Les trois dernières années, les joueurs ont gagné du crédit. Les joueurs voulaient jouer un football différent, plus beau pour les spectateurs et jusque-là ils ont réussi exactement cela. Peu de gens y croyaient mais nous sommes en finale », glisse-t-il encore. Mais malgré leur bonheur après cette qualification arrachée dans la souffrance, tous les Italiens n’ont qu’une idée en tête : finir le travail.
Car les protégés de Mancini n’ont clairement pas envie de s’arrêter en si bon chemin. « Il reste un match à jouer, où il faudra faire la même chose », annonce le boss italien. « Il ne manque plus qu’un pas avant d’atteindre notre rêve », prévient Donnarumma.« C’est quelque chose d’incroyable ce qu’on fait, on ne doit pas s’en contenter, renchérit Bonucci. On est en finale. On devra mettre la même volonté, les mêmes sacrifices pour ramener ce qui manque à l’Italie depuis 50 ans ». C’est-à-dire un deuxième titre continental après celui de 1968. Histoire aussi d’effacer les déceptions des finales 2000 et 2012.
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